dimanche, février 8, 2026

Histoire de la gare routière de Montréal

Plus de trois cents autobus de passagers arrivent chaque jour à la gare routière centrale de Montréal. Fonctionnant depuis près d’un siècle, elle se distingue par l’un des flux de passagers les plus élevés au Canada, grâce à des rénovations générales réalisées dans les années 1950 et 2010. La «Gare d’Autocars» assure des liaisons quotidiennes avec les principales villes canadiennes et les métropoles américaines voisines. Elle se distingue également par sa connexion directe avec le métro de Montréal, formant ainsi le plus grand réseau souterrain du monde. Découvrez l’histoire de la création et du développement de cette gare routière sur montreal-future.

«Terminal Provincial»

Montréal est situé au carrefour des principales routes commerciales reliant la côte atlantique du Canada aux provinces du centre et de l’ouest du pays. Historiquement, la ville entretenait également des relations étroites avec les grandes localités américaines. Au début du XXe siècle, avec l’augmentation de la population et le développement de l’industrie automobile, le besoin d’un grand terminal d’autobus à Montréal est devenu pressant.

La gare centrale a été construite près du quartier historique de la ville, non loin des grandes artères telles que le boulevard Maisonneuve et la rue Berri. La gare routière a ouvert ses portes en 1929, sous l’égide de la « Compagnie de Transport des Provinces Canadiennes ». Dans sa forme initiale, le bâtiment a fonctionné jusqu’aux années 1950, date à laquelle la ville a ressenti le besoin d’une infrastructure plus grande et plus fonctionnelle.

Un nouveau projet a vu le jour au croisement des rues De Montigny et Saint-Christophe. Rebaptisé «Terminal Provincial», puis renommé «Voyageur» en raison de la société qui possédait les installations, le nouveau terminal a permis d’élargir les connexions de transport entre Montréal, les villes canadiennes comme Ottawa, Toronto, Québec, Sherbrooke et Winnipeg, ainsi que des métropoles américaines comme Chicago, New York, Boston et Philadelphie.

Le projet «Voyageur»

En 2005, Montréal a lancé un projet ambitieux autour de la gare centrale. En collaboration avec la municipalité, le propriétaire de la gare et l’Université du Québec à Montréal, des plans ont été élaborés pour agrandir le terminal, inclure de nouveaux bâtiments, des dortoirs, des pavillons, une tour de bureaux et un parking souterrain pouvant accueillir plus de 800 voitures. Une rénovation complète de la gare était également prévue.

Cependant, le projet a échoué. Malgré des sommes considérables investies, aucun résultat tangible n’a été obtenu pendant longtemps. Le projet « Voyageur » a entraîné des crises financières et politiques à Montréal, et le recteur de l’université a dû démissionner. Le gouvernement de la province de Québec a finalement sauvé la gare centrale en rachetant les installations, les terrains et le projet inachevé en 2010.

Une nouvelle gare routière

Un an plus tard, les résidents de Montréal ont découvert une gare rénovée, achevée pour un coût de 62 millions de dollars. Les autres bâtiments et le parking ont été vendus à une société privée, qui a construit un complexe résidentiel sur le site d’ici 2013. En 2019, le gouvernement provincial a inauguré un bâtiment administratif à proximité. La nouvelle gare, rebaptisée «Gare Centrale d’Autobus de Montréal», a été divisée en 15 sections.

La gare accueille chaque jour des centaines d’autobus en provenance de tout le continent. Elle collabore avec les principales entreprises de transport du Canada et des États-Unis, notamment Greyhound Lines, la plus grande entreprise de transport par autocar d’Amérique du Nord, desservant plus de 2 500 destinations, et Orléans Express, le principal opérateur interurbain de la province de Québec.

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