dimanche, février 8, 2026

Les gagnants du tramway et les perdants du trolleybus — l’histoire des autobus de Montréal

Saviez-vous que les premiers autobus sont apparus en Amérique et en Europe au début du 20e siècle ? Ou que la Compagnie du tramway de Montréal a d’abord préféré les tramways aux autobus. Elle estimait que les bus étaient moins confortables et qu’ils pouvaient transporter moins de personnes. Mais lorsque la société a dû remplacer plusieurs parties du passage à niveau de la rue Saint-Étienne, elle s’est rendu compte que cela coûtait très cher. L’idée de remplacer les tramways par des bus est alors apparue plus raisonnable. Pour en savoir plus sur l’introduction des bus dans la métropole, consultez le site montreal-future.com.

Bus contre tram

Ainsi c’est dit, c’est fait. Deux camions blancs sont transformés en autobus dans les ateliers d’Youville. Le nouveau service est inauguré le 22 novembre 1919 pour les Montréalais et les visiteurs. Deux ans plus tard, en 1921, deux autres camions blancs sont transformés en autobus. Les nouveaux bus commencèrent à transporter des passagers entre Berry Street et le ferry sur l’île de Sainte-Hélène.

Selon les dirigeants de la compagnie, les essais avaient été un succès, il était donc temps de donner une véritable chance aux autobus. Parallèlement, des améliorations dans le transport urbain sur roues étaient en cours depuis de nombreuses années. En 1925, la Montreal Tramway Company crée une division d’autobus et ouvre trois nouvelles lignes. Ainsi, au cours du mois d’août, des autobus circulent sur les lignes Lachine-Montréal Est, Lachine-Lassalle et la rue Sherbrooke. En août, des autobus circulent sur les lignes Lachine-Montréal Est, Lachine-Lassalle et la rue Sherbrooke.

Après la transition définitive vers le transport par autobus, la compagnie a décidé de ne pas produire elle-même ses autobus, mais plutôt de se tourner vers des fournisseurs américains. C’est ainsi que de nouvelles lignes apparaissent sur la rue Saint-Hubert, à Outremont, à Verdun, et entre les quartiers de Bordeaux et de Cartierville. À la même époque, la Compagnie du tramway de Montréal doit construire son premier garage d’autobus à Saint-Henri, car le nombre d’autobus ne cesse d’augmenter. À cette époque, il y a 55 autobus, au lieu des 24 qui circulent dans la ville auparavant. Le garage a donc été construit avec une réserve, il pouvait accueillir 85 véhicules.

À la même époque, plusieurs nouveaux modèles de bus sont testés. L’un d’eux est le fameux Atwater Avenue Monster, construit par la société américaine Versare. En 1931, un garage pour 35 autobus est construit rue Côté, près du siège social de la compagnie. En 1931, le réseau est étendu pour desservir Longueuil et l’île de Saint-Hélène par le nouveau pont du Havre.

À cette époque, la division des autobus compte déjà 155 autobus qui transportent plus de 20 millions de passagers par année. Comme vous le savez, en 1936, de nouveaux garages sont ouverts à Montréal – dans l’Est et sur l’avenue du Mont-Royal. Le début et la fin de la Seconde Guerre mondiale sont marqués par l’ouverture d’un garage à Belchasse en 1941, à Charlevoix en 1944 et à Villers en 1947.

Une courte épopée du trolleybus

Mais l’autobus n’est pas le seul moyen de transport de passagers à Montréal. Le 29 mars 1937, pas moins de sept trolleybus sont mis en service sur la rue Beaubien, fabriqués d’ailleurs par la compagnie britannique AEC. Il faut noter qu’il s’agit du premier transport moderne par trolleybus non seulement dans la ville, mais aussi au Canada. Auparavant, il y avait eu des essais infructueux à Windsor et à Toronto, dans l’Ontario.

Dix ans plus tard, la Montreal Tramway Company décide de poursuivre l’expérience et achète 40 nouveaux trolleybus. Ces véhicules sont fabriqués par Canadian Car Ils sont mis en service. Le transport par trolleybus emprunte alors des rues telles que Bobiena, Amherst, l’avenue Christophe Colomb et la rue Bélanger. Comme on peut le constater, le nombre de trolleybus dans la métropole a commencé à croître. D’ailleurs, en 1952, on en compte déjà 80, et en 1966, 105. Pourtant, les trolleybus ne s’implantent pas à Montréal et cessent tout simplement de circuler.

Quant aux autobus, au début des années 1950, la ville prend en charge les transports publics et les tramways sont définitivement remplacés par des autobus. Ainsi, en 1951, la nouvelle Commission des transports de Montréal fait l’acquisition de 1 300 autobus, dont la plupart, soit 1 000 unités, sont fabriqués au Canada – il s’agit du modèle Car-Brill. De plus, la Commission des transports transforme d’anciens dépôts de tramways et agrandit ses ateliers à l’Usine Crémazie, inaugurée en 1948.

De nouveaux garages sont également ouverts à Namur en 1954, à Frontenac en 1956 et à Saint-Michel en 1957, sans oublier le terminus Atwater. Notons également qu’en 1955, le premier autobus express est créé et circule sur la rue Saint-Denis. Et en décembre 1959, le parc de la compagnie municipale est renouvelé avec un tout nouveau modèle d’autobus General Motors New Look.

Service de bus

Naturellement, le territoire desservi par les autobus de la commission de transport de la ville s’agrandit. Cette décennie voit aussi l’ajout de nouvelles lignes d’autobus, par exemple à Saint-Léonard en 1963, à Rivière-de-Préy et à Jacques-Cartier en 1966. D’ailleurs, cette dernière ligne a été fusionnée plus tard avec Longueuil. De plus, la même année, en 1966, une ligne vers Anjou a été lancée.

Il convient de noter que tous les nouveaux arrêts sont des bâtiments ultramodernes pour l’époque et qu’ils sont installés à des endroits stratégiques le long des lignes. Une autre innovation des années 1960 a été l’abolition des tarifs zonaux en 1965.

Cette mesure a été prise pour que les bus et les métros aient le même tarif. En effet, en octobre 1966, le métro fait son apparition à Montréal, ce qui change beaucoup de choses dans le transport des Montréalais et des visiteurs. Des dizaines de nouvelles lignes ont été créées, et de nombreuses anciennes ont été modifiées, voire supprimées. De nouveaux billets magnétiques et de nouvelles correspondances sont également introduits.

L’année 1970 marque le début de la première étude « Point de départ – destination », qui permet à la Commission de mieux adapter l’ensemble du réseau aux besoins des voyageurs. En 1971, le garage Saint-Denis est de nouveau agrandi et en 1973, le garage Legendre s’ajoute au groupe. Ainsi, en 1974, le premier service de Métrobus est établi sur le boulevard Newman à LaSalle.

La même année, la perception précise des titres de transport est introduite dans les autobus. En outre, les autobus de la compagnie municipale sont reconnaissables de loin : ils sont peints en blanc et en bleu. Un autre événement marquant a lieu en 1977, lorsque Francine Malte devient la première femme à conduire un autobus dans la métropole.

En 1980, la Commission se voit confier le mandat de desservir 61 municipalités de la banlieue de Montréal48 . Au cours des années 1980, de nouveaux garages sont également ouverts, notamment à Anjou en 1983 et à Saint-Laurent en 1985. Parallèlement, l’entreprise introduit un nouveau modèle d’autobus, le Classic, et lance en 1988 son premier réseau d’autobus de nuit.

Accessibilité des bus

Les années 1990 ont vu l’introduction de voies réservées aux bus. En 1992, d’autres voies réservées ont été ajoutées sur l’avenue du Parc, le boulevard René-Levecq Ouest et la promenade de la Côte de Nômes. L’année 1997 a vu le lancement du site Internet de la compagnie d’autobus de la ville. Auparavant, en 1996, un grand pas avait été franchi pour rendre les bus accessibles à tous sans exception. Le premier autobus à plancher surbaissé est apparu sur les lignes de Montréal. En 1998, les trois premières lignes étaient accessibles aux fauteuils roulants.

En 2009, l’entreprise a ouvert un nouvel atelier et agrandi son Centre de transport Legendre. De plus, elle a lancé plusieurs nouvelles lignes, dont un 747 entre le centre-ville et l’aéroport Montréal-Trudeau.

Sources :

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