dimanche, février 8, 2026

Informatisation des musées de Montréal: un outil d’assistance pour les guides et les experts en art

La question de l’utilisation des ordinateurs dans les musées du Canada, du Québec et de Montréal a été envisagée dès 1970–1971. Depuis, l’ordinateur lui-même a connu des transformations et des progrès significatifs. De nombreux musées les utilisent déjà pour diverses finalités: inventaire, gestion des collections et recherches. D’autres s’y préparent encore. On peut affirmer que ces institutions culturelles bénéficieraient largement de cette technologie. Toutefois, il arrive souvent que les responsables de musées ne saisissent pas pleinement tous ses avantages ou estiment, parfois à tort, qu’ils n’en ont pas les moyens. Découvrez les perspectives d’utilisation des ordinateurs dans les musées de Montréal sur montreal-future.com.

Les musées de Montréal

Montréal compte un grand nombre de musées. Parmi les plus célèbres, on trouve le Musée des beaux-arts et le Musée d’art contemporain. À cela s’ajoutent des institutions telles que le Musée Redpath, le Musée McCord, la Biosphère, le Centre canadien d’architecture, le Musée d’archéologie et d’histoire, entre autres.

Fondé en 1860, le Musée des beaux-arts de Montréal a vu le jour grâce à la générosité de nombreuses générations de Montréalais. Sa mission consiste à acquérir, préserver, étudier, interpréter et exposer des œuvres d’art significatives de toutes les époques pour le bénéfice de sa communauté et de son public, dans l’espoir que l’art transforme leurs vies.

Sa collection permet de découvrir le patrimoine du Québec et du Canada, l’art des peuples autochtones et l’art international, le tout sous un angle novateur. Elle comprend près de 47 000 œuvres, allant de l’Antiquité à nos jours : peintures, sculptures, œuvres graphiques, photographies, installations multimédias et objets d’art décoratif.

Le Musée d’art contemporain n’est pas en reste. Ses expositions et galeries temporaires couvrent 2 500 mètres carrés et abritent plus de 7 000 œuvres réalisées par 1 500 artistes. Parmi eux, 1 200 sont encore en vie, originaires du Québec, du Canada et d’ailleurs. Ce musée se distingue particulièrement dans les domaines de la sculpture, de la peinture, de la photographie, de l’installation et de l’art médiatique. Les œuvres de Paul-Émile Borduas, Louise Bourgeois, Victor Vasarely, James Turrell ou encore Alfredo Jaar sont particulièrement notables.

Première étape: l’inventaire informatisé

Dès 1972, les Musées nationaux du Canada ont entamé un programme d’inventaire informatisé des collections publiques. Cette initiative visait à répertorier les collections culturelles et scientifiques des institutions publiques canadiennes. Aujourd’hui, 52 établissements participent au programme, avec plus de 400 000 objets inventoriés.

Les terminaux informatiques, présents dans 20 points à travers le pays, permettent aux musées d’accéder à ces bases de données via un réseau de télécommunications. Le projet visait initialement à rassembler des informations sur un maximum de collections et à rendre ces données accessibles grâce à un système automatisé.

Cependant, certaines hypothèses initiales se sont révélées erronées :

  1. La documentation des collections existait sous une forme relativement logique dans les grandes institutions.
  2. Cette documentation était jugée stable, nécessitant peu de mises à jour.
  3. La documentation d’objets similaires était supposée compatible entre les musées, facilitant leur intégration dans une base de données commune.

Comité consultatif du Catalogue national

En 1973, un Comité consultatif du Catalogue national a été créé pour représenter les musées canadiens et développer ce programme. Ce comité réunit des experts muséaux issus de diverses disciplines.

Le système se compose de deux éléments principaux: la saisie des données et leur traitement. Les terminaux, simples à utiliser, permettent une interaction en anglais ou en français, sans nécessiter de compétences techniques particulières.

Le programme a été conçu pour éviter une réécriture laborieuse des documents muséaux en langage informatique codé. Les fiches classiques des catalogues ont été adaptées sous une forme électronique souple, permettant de traiter une grande variété de données.

Création d’un outil complémentaire

Les enregistrements conservés dans le catalogue ressemblent, par leur structure et leur contenu, à des fiches de catalogue classiques. Chaque enregistrement décrit un objet d’intérêt muséal: une œuvre d’art, un spécimen biologique, un site archéologique, etc. Il se compose de catégories de données, chacune contenant des informations spécifiques. Ces informations peuvent prendre la forme de quelques mots-clés (nom de l’objet, date d’acquisition, etc.) ou d’un texte libre (description physique de l’objet, remarques du donateur, etc.). Les enregistrements comportant un ensemble commun de catégories d’informations sont regroupés dans des bases de données qui forment un ensemble de fichiers, y compris un fichier principal et un fichier d’index. Ce dernier permet de rechercher et d’extraire des informations du fichier principal. Des bases de données distinctes ont été créées, chacune contenant sa propre liste de catégories.

Bien entendu, aucun système électronique, si sophistiqué soit-il, ne peut remplacer un «guide qualifié», un expert en art ou un spécialiste de la culture, son discours, son érudition et les émotions qu’il peut transmettre aux visiteurs. Mais il ne s’agit pas ici de les remplacer par l’électronique. Il s’agit de leur fournir un outil d’assistance qui prendra en charge une partie de leur travail: orienter à l’avance les visiteurs en fonction de leur niveau de connaissance, les diriger vers un secteur spécialisé précis, fournir des informations générales et présenter de courts programmes audiovisuels qui illustrent ou complètent les explications du guide.

Latest Posts

....... . Copyright © Partial use of materials is allowed in the presence of a hyperlink to us.